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vendredi 21 novembre 2008

charlotte

Europeana : la pensée culture


Hier, jeudi 20 novembre 2008, Bruxelles inaugurait sa bibliothèque numérique : Europeana. (Il va falloir m'expliquer pourquoi une bibliothèque numérique doit absolument porter un nom se terminant pat la lettre A, une survivance latine peut être ?!?)

Enfin, le fait est que cette bibliothèque numérique, aujourd'hui encore à l'état de prototype, propose 2 millions d'œuvres numérisées (au sens large du terme) et ce traduit en 22 langues. « Un point de départ, se félicite Bruno Racine, le président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), qui souligne l’aboutissement d’une volonté politique ».

La France a joué un rôle moteur dans l'établissement de cette nouvelle babel virtuelle. Le point de départ est bien sûr l’annonce de Google, fin 2004, de vouloir numériser des millions de livres pour les rendre accessibles aux internautes du monde entier. Cette déclaration avait incité le président de la BNF de l’époque, Jean-Noël Jeanneney, à monter au créneau ­contre une initiative jugée commerciale et par trop américaine. Il ne fallait pas laisser Google s’accaparer le savoir sans réagir. Cette "croisade" politique avait alors poussé Jacques Chirac à porter l’affaire sur le bureau de l’Europe.

C'est donc la France qui, ayant lancé sa version en ligne de la BNF, Gallica, en 1996, apparaît comme le plus gros contributeur. Passée à une numérisation de masse, Gallica 2 compte à ce jour plus de 370 000 documents (livres fascicules, images, périodiques, cartes…).

On sait que Google pendant ce temps a "pactisé" avec des bibliothèques et des éditeurs, dont la bibliothèque municipale de Lyon, pour revendiquer aujourd’hui 7 millions de livres numérisés. Sa visée est d’atteindre au moins 10 millions d’œuvres. Quand on sait que les bibliothèques européennes comptent environ 2,5 milliards de livres, ce n'est pas si "énorme"!

Alors est-ce que Europeana sera bien la principale concurrente du géant Google ? Son principal challenge serait d'imaginer de nouveaux modes d'organisation du savoir. Avec Internet, il faut mettre au point de nouveaux outils, "des outils de la pensée de demain", comme l'écrit si bien Bruno Racine.

Sources : Ecrans

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3 réactions:

sam a dit…

C'est un très belle initiative mais à la lecture des articles que j'ai lu ce matin, je crois que Google se gausse en ce moment...
Zdnet - Europeana victime de son succès
Clubic - Europeana ouvre et sature
Et puis comme toujours, il y a l'homme inchangeable, qui transforme la page d'accueil d'une bibliothèque en page d'accueil de site "porno" avec de jolis engins...
Allez les gars maintenant que c'est en ligne faut ouvrir les vannes pour concurrencer Google, on va leur foutre la patée au ricains !

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Laurent a dit…

Bel article Charlotte! Tu es bien renseignée et tu as raison de nous alerter sur le sujet. Même si Google se gausse comme le dit Sam, il faut savoir que l'état d'esprit du géant américain est toute différente de celle des bibliothèques d'études et de recherches tel que la BnF ou les BU. Google propose d'indexer des millions de livres numérisés via son moteur de recherches ultra célèbre. Il se dit capable d'indexer à la va vite et d'être juste, pertinent, etc. Là du coup, se sont les bibliothécaires qui se gaussent. Quand on sait ce que c'est que l'indexation, l'importance de celle-ci, le temps qu'il faut pour faire du travail de qualité...
Et pourtant, dans le domaine du langage documentaire et autre norme de description bibliographique, ce sont les américains les pionniers et ils ont encore une belle avance dans le domaine (et aussi un quasi monopole). Je suis pas sûr que la bibliothèque du Congrès s'est laissée endormir par les chants de sirènes de Google. Quand à la BM de Lyon, un jour, je pense, les responsables se boufferont les doigts car les données des ouvrages numérisés appartiennent à google

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Charlotte a dit…

Le site est désormais beaucoup plus accessible, bien que toujours en phase de test à cette adresse :

http://www.europeana.eu/portal/index.html

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